AUDITION PUBLIQUE SUR LES PARAMÈTRES DE REYKJAVIK POUR LA DÉMOCRATIE
DU DIAGNOSTIC À L'ACTION : VERS UNE SÉCURITÉ DÉMOCRATIQUE
10 JUIN 2026 (14h30-17h30)
en ligne
La sécurité de l’Europe ne peut reposer uniquement sur la défense. La contribution du Conseil de l’Europe à la « sécurité démocratique » repose sur une structure en trois volets : les droits de l’homme en tant que fondement, la démocratie en tant que structure et l’État de droit en tant que toit protecteur qui préserve en permanence le continent. Le respect de l’État de droit et la garantie des droits de l’homme constituent la meilleure protection contre le totalitarisme et les menaces qui pèsent sur le droit international et le multilatéralisme.
S’appuyant sur la Déclaration de Reykjavik et les Principes de Reykjavik pour la démocratie le Comité directeur sur la démocratie (CDDEM) du Conseil de l'Europe a élaboré les Paramètres pour l'application et la mise en œuvre des Principes de Reykjavik pour la démocratie. Ces paramètres traduisent les Principes de Reykjavik pour la démocratie en un cadre opérationnel, reflétant les normes et standards démocratiques existants.
Les paramètres de Reykjavik font partie intégrante du Nouveau pacte démocratique pour l’Europe.
Conçus comme des indicateurs de démocraties fonctionnant correctement, les paramètres offrent aux États membres – et aux autres acteurs intéressés – un cadre structuré pour identifier les points forts et les vulnérabilités au sein des systèmes démocratiques.
Quel est l’objectif de l’audition publique ?
Le Conseil de l’Europe souhaite présenter les Paramètres aux acteurs intéressés, qu’il s’agisse de chercheurs et d’universitaires, de fonctionnaires et de décideurs politiques, d’organisations de la société civile, de groupes de réflexion ou d’autres organisations internationales. Nous sollicitons des retours d’expérience afin de promouvoir l’utilisation des Paramètres au niveau national et d’engager des discussions sur la manière de les transformer en données factuelles pour un changement politique et institutionnel visant à promouvoir la sécurité démocratique en Europe.
Quels sont les résultats attendus ?
Le Conseil de l’Europe travaille actuellement avec International IDEA à l’élaboration d’un guide méthodologique pour l’application des paramètres dans les États membres. Les discussions de l’audition publique alimenteront directement sa préparation.
Comment participer à l'audition publique ?
Vous devrez d'abord vous inscrire en ligne iciavant le 8 juin, puis vous pourrez participer à l'audition publique le 10 juin (14h30-17h30). Le lien sera communiqué aux participants inscrits à l'approche de la date de l'événement. Un service d'interprétation sera disponible en anglais et en français.
PROGRAMME
Modérateur : Kayhan KARACA, journaliste-écrivain, correspondant européen senior, NTV Turquie (Türkiye)
|
14h30 – 14h45 |
Mot de bienvenue de Katrin KIVI, présidente du CDDEM Remarques introductives de Marja RUOTANEN, Directrice Générale de la Démocratie et la Dignité Humaine, Conseil de l’Europe. Remarques de George PAPANDREOU, rapporteur général pour la démocratie de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (à confirmer) Remarques par Kevin CASAS ZAMORA, secrétaire général d'International IDEA (enregistrées) |
|
14h45 – 15h |
Présentation des Paramètres de Reykjavík pour la démocratie par Katrin KIVI, présidente du CDDEM – leur pertinence dans le contexte démocratique actuel |
|
15h00 – 16h00 |
Commentaires critiques d'experts, suivis d'une séance de questions-réponses et d'une discussion Question 1 : Les Paramètres sont-ils suffisamment opérationnels pour fournir une base factuelle permettant de renforcer la sécurité démocratique ? Commentaire de Paul MAASSEN, directeur général adjoint de l’Open Government Partnership Questions-réponses Question 2 : Comment les Paramètres peuvent-ils identifier des risques pour la sécurité démocratique ? Commentaire de Richard YOUNGS, Partenariat européen pour la démocratie Questions-réponses Question 3 : Quelle en la perspective nationale sur l’utilisation des Paramètres ? Commentaire de Hanneke PALM, membre du Bureau du CDDEM Questions-réponses Question 4 : Comment un cadre méthodologique d'accompagnement peut-il soutenir l'application pratique des paramètres ? Commentaire de Vanessa BOESE-SCHLOSSER, Centre des sciences sociales de Berlin Questions-réponses |
|
16h00 – 16h20 |
Utilisation future des Paramètres de Reykjavík – vers une mise en œuvre pilote par les États membres. Approches possibles pour les auto-évaluations pilotes Présentation des auto-évaluations par Alexander HUDSON, conseiller principale des évaluations de la démocratie, International IDEA |
|
16h20 – 16h40 |
Définir la sécurité démocratique aujourd’hui : la contribution des paramètres de Reykjavík à la résilience démocratique Présentation et échange avec Natalie SABANADZE, directrice des affaires politiques et des relations extérieures (á confirmer), et Tatiana MONNEY, chef d’unité du Nouveau pacte démocratique pour l’Europe |
|
16h40 – 17h15 |
Échange interactif avec les participants Invitation à participer à des auto-évaluations pilotes |
|
17h15 – 17h30 |
Principaux enseignements et conclusion |
INTERVENANTS
Katrin Kivi est ambassadrice itinérante chargée des droits de l’homme et des migrations au ministère des Affaires étrangères de l’Estonie. Katrin Kivi fait partie du service diplomatique estonien depuis 1993 et a occupé plusieurs postes diplomatiques clés en Europe et en Asie. Elle a été ambassadrice de l'Estonie au Royaume du Danemark (2011-2015), auprès du Conseil de l'Europe (2015-2019), ainsi qu'en Inde, au Bangladesh, au Népal, au Sri Lanka (2019-2023) et à Singapour (2019-2021). En 2023, elle a été nommée ambassadrice itinérante pour les droits de l’homme et les migrations, a coprésidé la Coalition pour la liberté des médias et a dirigé la campagne de l’Estonie au Conseil des droits de l’homme des Nations unies. En 2024, Katrin est devenue membre du Comité directeur sur la démocratie (CDDEM) du Conseil de l’Europe et, un an plus tard, elle a été élue présidente de ce même comité.
Marja Ruotanen a plus de 35 ans d’expérience professionnelle dans plusieurs secteurs intergouvernementaux du Conseil de l’Europe, notamment dans les domaines des travaux normatifs, de suivi et de coopération, de même qu’à l’Assemblée Parlementaire. Elle a notamment travaillé dans le domaine de la coopération juridique, de la réforme judiciaire, de l'efficacité de la justice, des droits des minorités, de l’égalité de genre et des droits des enfants, ainsi que du sport. Au cours de sa carrière, elle a conseillé sur le plan politique les dirigeants du Conseil de l'Europe (Directrice du Cabinet du Secrétaire Général) et a mené la coopération intergouvernementale, élaboré et mis en œuvre des stratégies pluridisciplinaires et pluriannuelles mais a également fondé des plates-formes de coopération thématique avec d'autres organisations internationales. Actuellement elle est Directrice Générale de la Démocratie et de la Dignité humaine.
George A. Papandreou a occupé le poste de Premier ministre de la Grèce de 2009 à 2011, ainsi que celui de ministre des Affaires étrangères (1999-2004) et de ministre de l'Éducation (1994-1996). Il a également été président de l'Internationale socialiste, la plus grande famille politique mondiale, de 2006 à 2022. Tout au long de sa carrière politique, il a œuvré en faveur de la démocratie, des droits humains, de la participation citoyenne et de la coopération multilatérale. En tant que membre de l'APCE, il a présidé la sous-commission de la démocratie et occupe actuellement le poste de rapporteur général sur la démocratie.
Kevin Casas-Zamora est secrétaire général d’International IDEA. Il est également chercheur principal à l’Inter-American Dialogue. M. Casas-Zamora a plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de la gouvernance démocratique en tant que fonctionnaire, universitaire et consultant international. Auparavant, il a été deuxième vice-président et ministre de la Planification nationale du Costa Rica ; secrétaire aux Affaires politiques à l’Organisation des États américains ; chercheur principal à la Brookings Institution ; et coordinateur national du Rapport sur le développement humain du Programme des Nations unies pour le développement. Il est titulaire d’un diplôme en droit de l’Université du Costa Rica, d’un master en administration publique de l’Université d’Essex et d’un doctorat en sciences politiques de l’Université d’Oxford.
Paul Maassen est directeur général adjoint de l’Open Government Partnership, où il dirige les activités programmatiques mondiales de l’organisation, soutient la collecte de fonds et représente l’OGP à l’extérieur tout en suppléant le directeur général si nécessaire. Il se concentre sur le renforcement de la coalition mondiale pour un gouvernement ouvert et l’établissement de partenariats stratégiques afin de faire progresser les principes du gouvernement ouvert. Basé à Bruxelles, Paul apporte une vaste expérience en matière d’engagement citoyen, de réforme de la gouvernance et de développement international.
Richard Youngs est chercheur senior à Carnegie Europe. Il est également professeur à l’université de Warwick et au Collège d’Europe. Il est cofondateur et directeur de l’European Democracy Hub, et est l’auteur de dix-sept ouvrages, dont le plus récent est Democratic Crossroads: Transformations in Twenty First-Century Politics (Oxford University Press, 2024).
Hanneke Palm est responsable de programme sur la démocratie résiliente et l'État de droit au ministère de l'Intérieur et des Relations au sein du Royaume des Pays-Bas depuis 2024. Elle possède une expérience professionnelle dans le domaine du fonctionnement de la démocratie et de l'État de droit, ainsi que de la protection des droits de l'homme. Elle a été en poste à Strasbourg de 2018 à 2023 en tant qu'adjointe du représentant permanent des Pays-Bas auprès du Conseil de l'Europe.
Vanessa A. Boese-Schlosser est responsable du groupe de recherche « WAVES of Regime Transformation » au Centre de sciences sociales de Berlin (WZB) et chercheuse associée au projet Varieties of Democracy (V-Dem). Ses recherches portent sur la mesure des institutions politiques, la résilience démocratique, les processus de transformation des régimes (démocratisation et autocratisation) et la manière dont ces processus interagissent avec les conflits ou les résultats socio-économiques.
Alexander Hudson est conseiller principal au sein de l'Unité d'évaluation de la démocratie des programmes mondiaux d'International IDEA, à Stockholm. Membre de l'équipe chargée d'élaborer les indices mondiaux de l'état de la démocratie et le rapport mondial sur l'état de la démocratie, il participe aux travaux de collecte, d'analyse et de visualisation des données. Avant de rejoindre International IDEA, il était chercheur à l’Institut Max Planck pour l’étude de la diversité religieuse et ethnique à Göttingen, en Allemagne. Ses travaux de recherche ont été publiés dans des revues universitaires de premier plan soumises à un comité de lecture, dans des recueils collectifs et sous forme de monographie chez Cambridge University Press.
Natalie Sabanadze a rejoint le Conseil de l'Europe en tant que directrice des affaires politiques et des relations extérieures le 1er avril 2026. Elle a occupé le poste de chercheuse senior au sein du programme Europe et Russie du Royal Institute of International Affairs (Chatham House) et a été professeure invitée Cyrus Vance en relations internationales au Mount Holyoke College entre 2021 et 2023. Avant de se consacrer à la recherche universitaire, elle a occupé depuis 2013 les fonctions de chef de la mission géorgienne auprès de l’UE et d’ambassadrice plénipotentiaire auprès du Royaume de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg. Entre 2005 et 2013, elle a travaillé comme haute fonctionnaire auprès du Haut-Commissaire de l’OSCE pour les minorités nationales. Nathalie Sabanadze est titulaire d'un doctorat en politique et relations internationales de l'université d'Oxford et d'un master en relations internationales de la London School of Economics.
Tatiana Monney est chef d'unité au sein du Pacte nouveau-démocratique au Conseil de l'Europe. Elle apporte 25 ans d'expérience dans le soutien à la démocratie, la consolidation de la paix et l'assistance électorale, acquise au sein des Nations unies, du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de la Suisse et de l'Union européenne (UE). Mme Monney a coédité plusieurs publications sur la liberté d'expression, l'intelligence artificielle et les élections du Programme des Nations Unies pour le développement, sur la facilitation des codes de conduite électoraux pour les partis politiques avec International IIDEA en 2017, ainsi qu'une publication du DFAE intitulée « Elections to Peace » en 2019. Elle est titulaire d’un certificat d’excellence en leadership et gestion de la Division de la formation continue de Harvard, ainsi que d’un master en sciences politiques et droit international (Lausanne-Berne).