A victory for freedom of expression

Statement by Terry Davis Secretary General of the Council of Europe on the judgment by the European Court of Human Rights on the case of Armenian television A1+

Strasbourg, 18.06.2008 - Television is a very influential part of the media. Decisions of regulatory bodies on the award, refusal or withdrawal of a broadcasting licence can have a direct bearing on freedom of expression and therefore on the functioning of democracy.

The decision of the European Court of Human Rights brings an end to the long drawn-out saga about the refusal of the Armenian authorities to award a broadcasting licence to the A1+ television station.  The decision comes after numerous calls from different bodies of the Council of Europe have been ignored by the Armenian authorities. All member states of the Council of Europe are legally bound to comply with the European Convention on Human Rights. They should do so without being reminded of their responsibilities by the European Court of Human Rights.

The decision of the Court is a victory for freedom of expression. It should also serve as a lesson to all governments inclined to arbitrary interpretations of Article 10 of the European Convention on Human Rights, which guarantees this essential freedom.

Une victoire pour la liberté d’expression

Déclaration de Terry Davis, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, à la suite de l’arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l’homme dans l’affaire de la chaîne de télévision arménienne A1+

Strasbourg, 18.06.2008 – La télévision est un média très influent. La décision des autorités réglementaires d’accorder, de refuser ou de retirer une licence de diffusion peut avoir un impact direct sur la liberté d'expression et, donc, sur le fonctionnement de la démocratie.

L'arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme met un terme à l’interminable saga du refus des autorités arméniennes d’accorder une licence de diffusion à la chaîne de télévision A1+. Cette décision intervient après les nombreux appels lancés aux autorités arméniennes par diverses instances du Conseil de l’Europe,  qui sont restés sans effet. Tous les États membres du Conseil de l’Europe sont juridiquement liés par la Convention européenne des droits de l’homme. Ils sont censés l’appliquer sans que la Cour européenne des droits de l’homme n’ait à leur rappeler leurs responsabilités.

Cet arrêt de la Cour est une victoire pour la liberté d’expression. Il devrait aussi servir de leçon à tous les gouvernements enclins à interpréter de manière arbitraire l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui garantit cette liberté essentielle.